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Les sites Web d'intérêt local sont innombrables. La plupart des grandes
agglomérations en comptent plusieurs dizaines. Pourtant :
- une grande partie de l'offre appartient à ce qu'on devrait appeler le
secteur informel: sites amateurs ou de bénévoles, sites développés par des
pionniers à la marge d'une institution dont ce n'est pas l'objet. Le contenu
est souvent très riche, mais ce sont des sites précaires, sans moyens, et
souvent sans visibilité. Ainsi par exemple, le club de rugby de Grenoble
(le club sportif le plus important de la ville) n'a pas de site officiel, mais
plusieurs sites non officiels lui sont consacrés: http://www.chez.com/fcg/
ou http://membres.tripod.fr/fcg_38/
- l'offre publique est très riche et souvent dominante en
quantité et même souvent en qualité: nombreux sites éducatifs, rôle des
universitaires, sites des collectivités locales et des directions
départementales des grands ministères, sites sur la santé, les transports,
etc...
- faiblesse des sites Web de médias: très faibles investissements de la PQR
dans ce domaine, présence encore plus faible de la presse périodique, pas ou
peu de contenus locaux du secteur public de l'audiovisuel.
- existence d'un tissu disparate de "pure players": tvwebregions (
émanation de canalweb ), sites consacrés aux sorties, sites de commerce.
La plupart du temps, et même pour l'agglomération parisienne, il n'y a pas
de "portail" qui présente systématiquement l'offre locale et les
internautes d'une agglomération ont souvent recours à des moteurs de recherche
couvrant le Web mondial pour trouver le contenu de leur quartier.
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